Évaluation clinique de l’utilisation d’une poudre faite à partir de bois de velours de cerf de bonne qualité dans le traitement d’ostéoarthrose chez les chiens
Résumé – Évaluation clinique de l’utilisation d’une poudre faite à partir de bois de velours de cerf de bonne qualité (BVCQ) dans le traitement d’ostéoarthrose chez le chien. Une poudre faite à partir de bois de velours de cerf de qualité a été évaluée chez des chiens ayant de l’ostéoarthrose lors d’une étude clinique à double insu. Trente chiens ont reçu un placebo pendant 30 jours et, par la suite, de la poudre de bois de velours pendant 60 jours. Vingt-cinq autres chiens ont reçu de la poudre de bois de velours pendant 60 jours. L’analyse de la démarche a été faite à l’aide d’une plate-forme. Les signes cliniques ont été évalués par un chirurgien orthopédiste. Les performances et l’entrain dans les activités quotidiennes ont été évalués par les propriétaires. Des analyses sanguines complètes ont été faites au jour 0, après 30 jours de placebo ou 60 jours de poudre de bois de velours. Les 13 chiens ayant reçu le placebo n’ont pas montré d’amélioration significative (P < 0.05); cependant, leur démarche, leurs performances lors d’activités quotidiennes et leur entrain se sont améliorés considérablement après qu’ils eurent reçu de la poudre de bois de velours. Cette conclusion repose sur les écarts de valeurs plus importants que ceux observés chez les chiens ayant reçu le placebo. Les 25 chiens qui ont reçu la poudre de bois de velours pendant 60 jours ont connu des améliorations similaires. Les analyses sanguines n’ont révélé aucun changement clinique. L’administration de la poudre de bois de velours s’est avérée efficace pour améliorer l’état des chiens arthritiques.
(Traduit par Docteure Andrée Lesage)
Introduction
L’Ostéoarthrose (OA) est une condition musculosquelettique douloureuse chez les chiens, souvent secondaire aux anomalies structurelles, telles la dysplasie de la hanche ou du coude ou de blessure à un ligament. Un trouble dans l’homéostasie normale du tissu articulaire entre la dégradation et la synthèse est créé dans ce processus dégénératif, visuellement caractérisé par une érosion articulaire en surface, une sclérose de l’os et une production d’ostéophytes, résultant en une douleur, une raideur dans une articulation et une atrophie musculaire (1-4).
La recherche a conduit au développement d’une gamme variée d’approches pharmaceutiques pour soulager les signes cliniques en agissant sur le processus dégénératif, le processus inflammatoire associé ou les deux (5-8). Le cartilage de cerf est une matière médicale chinoise très reconnue utilisé cliniquement en Asie de l’Est depuis plus de mille an pour le traitement de diverses maladies et comme tonique (9). Ce médicament traditionnel chinois est un supplément nutritif fait à partir de la membrane intérieure du bois du cerf lors du stage de croissance du bois de velours. Des observations provenant d’études in-vivo ont démontré un effet anti-inflammatoire du peptide (peptide du follicule pilosébacé du bois) isolé du bois de velours dans un modèle d’inflammation chez un rongeur (9,10). Ces études, combinées à la connaissance que le sulfate de chondroĩtine est présent dand le bois de velours ont élaboré l’hypothèse que ce matériel pourrait être utile au traitement de l’ostéoarthrose (OA) (11,12).
Cette étude avait pour but d’évaluer scientifiquement les bénéfices reliés à la santé d’une poudre faite à partir de bois de velours de cerf de qualité (communément appelée ici BVCQ), en l’administrant selon la posologie recommandée par le manufacturier à un bassin de clients propriétaires de chiens aux prises avec de l’OA.
Matériel et méthodes
Sélection des chiens
Les chiens pesant plus de 20 kg et âgés de plus de 18 mois étaient inclus dans l’étude. Tous les chiens avaient une preuve radiographique de l’OA dans une ou plusieurs articulations. L’OA devait avoir été déterminée comme étant la cause principale des signes cliniques. Une évaluation de la démarche algique devait aussi étre complétée. Cette évaluation orthopédique complète était performée par un chirurgien orthopédique. La démarche algique rapportée par le propriétaire devait être chronique et stable. Les chiens avec une rupture du ligament cruciforme crânien étaient admis si la rupture avait été réparée grâce à une chirurgie de plus d’un an auparavant. Les chiens étaient aussi inclus si une rupture complète du ligament cruciforme crânien avait été diagnostiqué plus d’un an auparavant et n’avait pas été chirurgiquement corrigée à ce moment-là et s’ils étaient sans preuve d’instabilité évidante (mouvements tirés) au moment où ils se sont fait présenter l’étude. Le traitement simultané pour l’OA n’était pas permis au cours de l’étude. Si les chiens avaient auparavant reçu un traitement, les périodes de sevrage prédéterminées suivantes étaient respectées : 2 semaines pour des médicaments oraux anti-inflammatoires non stéroĩdiens, 3 semaines pour des corticostéroĩdes oraux et 12 semaines pour des corticostéroĩdes injectables. Une période de sevrage de 4 semaines était requise suivant l’administration orale de glucosamine, de sulphate de chondroĩtine ou les deux, tandis qu’une période de sevrage de 24 semaines était requise suivant l’administration de polysulfate de polysaccharide. Les chiennes enceintes et les chiens souffrant de lésions neurologiques ou musculaires étaient exclus. Les chiens qui avaient subi une chirurgie orthopédique au cours de la dernière année étaient aussi exclus. Le recrutement était fait par téléphone à des clients sélectionnés à partir de dossiers médicaux de la Faculté de l’Enseignement de l’Hôpital Vétérinaire de l’Université de Montréal ainsi que par de la publicité dans les journaux. Les propriétaires de chien impliqué dans la recherche étaient requis de signer un formulaire de consentement.
Le protocole de l’étude
Le protocole expérimental a été approuvé par le Comité de la Protection et de l’Utilisation des Animaux de l’Université de Montréal et était en conformité avec le Guide du Conseil Canadien pour la Protection des Animaux (13). À la journée 0, les chiens et les propriétaires se sont rendus à la Faculté de l’Enseignement de l’Hôpital Vétérinaire pour leur première visite. Les propriétaires se sont vus demander d’évaluer par un pointage les performances de leur chien dans ses activités quotidiennes en utilisant un formulaire d’évaluation du propriétaire (Appendice 1). Les pointages de chaque catégorie étaient ensuite additionnés afin de fournir un pointage global pour les performances de l’activité. Les chiens étaient pesé et leur démarche évaluée en utilisant les forces de réaction sur le terrain (FRT) obtenues par une plate-forme biomécanique (Modèle OR6-6; Advance Mechanical Technology, Watertown, Etats-Unis) . Une évaluation visuelle de la démarche ainsi que des examens complets orthopédiques et neurologiques étaient ensuite faits par un ou deux chirurgiens. Après l’examen, le chirurgien attribuait un pointage pour les signes cliniques pour l’articulation la plus sévèrement affectée en utilisant un formulaire d’évaluation du chirurgien (Appendice 2). Dans les deux formulaires d’évaluation, les plus hauts pointages référaient à des signes cliniques sévères. Des évaluations radiographiques des coudes, des hanches et des grassets ont été faites sous sédatif de routine chez tous les chiens. Si nécessaire, des radiographies additionnelles étaient obtenues pour des articulations spécifiques. Un pointage radiographique de l’OA était attribué à chaque articulation seulement au jour 0 (Appendice 3). Des échantillons sanguins étaient obtenus par ponction veineuse jugulaire pour des analyses biochimiques et hémopathiques afin de détecter toutes anomalies existantes avant l’étude et afin d’obtenir des valeurs de base. Les propriétaires étaient informés que les chiens sélectionnés pour l’étude recevraient soit un placebo ou un médicament pour l’OA lors de deux ou trois visites. Les examens orthopédiques furent successivement menés pendant une période de six mois et incluaient parmis les cas cliniques, l’amalgame d’observations du jour 0 et des cas de ré-évaluation. Les propriétaires n’étaient pas au courant du plan de l’étude, du groupe auquel leur chien avait été assigné ainsi que du contenu des capsules administrées à leur chien. Les chirurgiens n’étaient pas au courant de la FRT, ils n’avaient aucune communication avec les propriétaires et ne connaissaient pas les groupes assignés. Les chiens qui rencontraient tous les critères de sélection étaient alléatoirement assignés à un des deux groupes expérimentaux.
Placebo- groupe BVCQ
Les chiens pesant entre 20 et 39.9 kg, 40 et 59.9 kg et 60 et 79.9 kg ont reçu 2, 3 et 4 capsules du placebo, respectivement, PO, q12h pour 30 jours débutant le jour 0. Suite à cela, les chiens pesant entre 20 et 39.9 kg, 40 et 59.9 kg et 60 et 79.9 kg ont reçu 2, 3 et 4 capsules de BVCQ, respectivement, PO, q12h pour 60 jours à partir du 31 e jour jusqu’au 90 e. Chaque capsule de placebo contenait un mélange de farine (fève romaine organique et non-blanchie), de poudre (fécule d’arrow-root, caroube grillé et cacao), de sel et de piment de la Jamaique. Chaque capsule de BVCQ contenait 280 mg d’une poudre pure de cerf (Cornu cervi) de bois de velours (Cartiplex; Qeva Velvet Products, Calgary, Alberta). Le placebo était utilisé afin de déterminer si la condition des chiens aux prises avec de l’OA qui avaient reçu un traitement pour une période de 30 jours avait changée. Les 60 jours suivants ont été utilisés afin d’évaluer les effets du BVCQ.
Groupe de Bois de Velours de Cerf de Qualité
Les chiens entre 20 et 39.9 kg, 40 et 59.9 kg et 60 et 79.9 kg recevaient 2, 3 et 4 capsules de BVCQ, respectivement, PO, q12h pour 60 jours à partir du jour 0. Chaque capsule contenait 280 mg de BVCQ.
Les propriétaires et les chiens faisant partie du groupe placebo-BVCQ retournaient à la Faculté de l’Enseignement de l’Höpital Vétérinaire pour la 2 e et la 3 e visite le 30 e et le 90 e jour, respectivement. Les propriétaires et les chiens faisant partie au groupe BVCQ retournaient à la Faculté de l’Enseignement de l’Höpital Vétérinaire pour la 2 e visite le 60 e jour. Au moment de ces visites, les propriétaires se sont vus demander, à nouveau, de compléter le formulaire d’évaluation du propriétaire (Appendice 1) avec une évaluation de l’amélioration de l’entrain en utilisant une case dichotomique (oui ou non) et de rapporter les effets secondaires reliés au traitement. Les chiens étaient pesés, leur démarche analysée et un examen orthopédique avait lieu. Les propriétaires devaient retourner tout médicament non utilisé afin qu’il soit possible de vérifier si la posologie avait été respectée telle que prescrite.
Équipment et protocole pour l’analyse de la démarche
Les forces de réaction sur le terrain étaient obtenues en utilisant une plate-forme biomécanique nivellée et montée en permanence sur le sol sur une piste de 10 mètres et reliée à un ordinateur et son logiciel (Vetforce; Sharon Software, Michigan, Etats-Unis) grâce à une interface. Le tout spécifiquement destiné à l’acquisition, la conversion numérique et l’entrepôsage des valeurs. Le trot était maintenu à vitesse constante de 1.9 et 2.2 m/s. Un chronomètre était utilisé afin de s’assurer que les chiens traversent la piste de 10 mètres entre 4.5 et 5.2 secondes. L’objectif de l’analyse de la démarche focussait sur le pire boîtage, la douleur la plus sévère à l’articulation responsable de la plupart des signes cliniques et algétiques de la démarche, telleque déterminée par l’examen orthopédique. Dans l’axe vertical, les FRT obtenues pour le boîtage évalué était le sommet (force maximale) et l’impulsion (force intégrée à travers le temps). Dans l’axe crâniocaudal, le sommet et l’impulsion pour le freinage (crânien) et les portions de propulsion (caudal) de ces FRT étaient aussi obtenues. Au moins cinq essais valides avec un temps d’interval déterminé par le logiciel de 0.650 secondes étaient retenus; les essais invalides étaient rejetés, tels que décrits précédemment (14). Des valeurs normalisées en pourcentage du poids du corps pour le boîtage évalué étaient moyennées et analysées à partir des cinq essais valides. Le sommet de la FRT verticale a été désignée comme le résultat principal de mesure de cette étude.
Chiens
Quarante-cinq (45) chiens aux prises avec de l’OA ont été inclus dans cette étude; 5 (11%), 22 (49%), 13 (28%), 1 (2%), et 4 (9%) chiens avec une preuve radiographique et clinique d’OA dans le coude, la hanche, le grasset, l’épaule et le tarse, respectivement. Il y avait 33 chiens de race pure et 12 de races mélangées dont les âges variaient de 21 à 148 mois, la moyenne étant de 82 mois. Leur poids variait de 25 à 71 kg, la moyenne étant de 42 kg.
Analyse statistique
Le test de Wilcoxon (rank-sum) était utilisé afin d’évaluer l’homogénéité entre les deux groupes. Le post-traitement de la FRT et l’évaluation des pointages étaient comparés avec les pointages du pré-traitement (jour 0 à 30) grâce au test de comparaison des données de Wilcoxon (signed-rank). Les changements observés avant le traitement au BVCQ ont été calculés et comparés à des changements similaires des chiens traités au placebo en utilisant le test de comparaison des données de Wilcoxon (signed-rank) dans le groupe placebo-BVCQ et en utilisant le test de Wilcoxon (rank-sum) dans le groupe BVCQ. Une amélioration était définie comme étant une augmentation de la FRT et une diminution dans le pointage de l’évaluation. La proportion des chiens ayant un entrain accru dans le groupe traité au BVCQ était comparée avec celle des chiens traités dans le groupe placebo en utilisant un test de khi-carré. Les valeurs de probabilité (P) inférieure à 0.05 étaient considérées importantes.
Tableau 1. Moyenne et écart type (sx) de la moyenne des changements pour le pré-traitement pour la force de réaction sur le terrain ainsi que les évaluations du chirurgien et du propriétaire pour 13 chiens aux prises avec l’ostéoarthose après 30 jours de traitement avec un placebo et ensuite, 60 jours de traitement avec une poudre faite à partir de bois de velours de cerf de qualité (BVCQ).
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A Changements observés lors du pré-traitement |
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Force de réaction sur le terrain |
30 jours de placebo |
60 jours de BVCQ |
Verticale |
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Sommet |
0.047, sx = 1.500 |
4.102, sx = 1.000a |
Impulsion |
-0.094, sx = 0.214 |
0.091, sx = 0.163 |
Portion freinage crâniocaudale |
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Sommet |
-0.151, sx = 0.202 |
0.870, sx = 0.555a |
Impulsion |
-0.009, sx = = 0.017 |
0.052, sx = 0.057 |
Portion propulsive |
||
Sommet |
-0.412, sx = 0.330 |
0.313, sx = 0.356 |
Impulsion |
-0.056, sx = 0.039 |
0.020, sx = 0.033 |
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| B | Changements observés lors du pré-traitement |
|
Évaluations (pointages) |
30 jours de placebo |
60 jours de BVCQ |
Chirurgien |
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Signes cliniques |
0.00, sx = 0.43 |
0.15, sx = 0.49 |
Évaluation visuelle |
4.30, sx = 5.70 |
-6.38, sx = 5.56 |
Propriétaire |
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Performances à l’activité |
-1.00, sx = 0.63 |
-6.92, sx = 1.45a |
a Les valeurs du pré-traitement sont significativement différentes de celles du post-traitement avec des changements significativement différents de ceux du placebo (P < 0.05) |
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Résultats
L’âge, le poids, la FRT, la durée des signes cliniques, les données radiographiques et les pointages d’évaluation n’étaient pas significativement différents entre les groupes et le poids des chiens obtenu à chaque visite n’était pas significativement différent. Le Tableau 1 représente les changements du pré-traitement observés dans le placebo-BVCQ pour la FRT et les évaluations après 30 jours de traitement avec le placebo et ensuite après 60 jours de traitement avec le BVCQ.
En réponse au 30 jours de traitement avec le placebo, la FRT et les évaluations obtenus pour les 13 chiens dans ce groupe n’étaint pas significativement différentes de celles obtenues avant le traitement (jour 0). Seulement un propriétaire a rapporté une augmentation de l’entrain après le traitement avec le placebo (1/13). Après 60 jours de traitement avec le BVCQ, le sommet vertical de la FRT et le sommet de la FRT crâniocaudale pour la proportion de freinage pour les mêmes 13 chiens s’étaient significativement améliorées comparativement aux résultats du pré-traitement (jour 30) et les changements observés à partir des pointages du pré-traitement ont significativement surpassés les changements observés après que les chiens aient reçu le placebo. Selon l’évaluation du propriétaire, les chiens ont amélioré leurs performances, telles qu’indiquées par une diminution significative, comparativement aux pointages de la performance des activités au pré-traitement (jour 30). Les changements aux performances des activités ont significativement surpassées celles observées après que ces chiens aient reçu le placebo. Parmi ces 13 chiens, 9 propriétaires ont rapporté une augmentation de l’entrain après 60 jours de traitement avec le BVCQ. Cette proportion (9/13) était significativement plus élevée comparativement à la proportion observée après le traitement avec le placebo (1/13).
Le Tableau 2 présente les changements des pointages du pré-traitement pour la FRT et les évaluations après 60 jours de traitement avec le BVCQ. La FRT et les évaluations étaient enregistrées pour le groupe de chiens traités au BVCQ et pour les chiens faisant parti du groupe-bassin placebo-BVCQ et des groupes de BVCQ. Des sous-groupes de grassets et de hanches ont été créés à partir de ce bassin de 38 chiens afin de fournir un traitement des effets distincts selon les articulations évaluées.
Le sommet vertical de la FRT observé après 60 jours de traitement avec le BVCQ s’était significativement amélioré au sein du groupe BVCQ, du groupe-bassin ainsi que des sous-groupes de hanches et de grassets comparativement au sommet du pré-traitement. De plus, le sommet de la FRT crâniocaudale et l’impulsion pour la portion des freinages s’étaient significativement améliorés au sein du groupe BVCQ, du groupe-bassin, du sous-groupe des hanches mais pas au sein du sous-groupe des grassets. A l’exception de l’impulsion de freinage dans le groupe-bassin, ces changements avaient significativement surpassés ceux observés chez les 13 chiens qui avaient reçu le placebo seulement. Selon l’évaluation du propriétaire, les performances à l’activité s’étaient significativement améliorées chez les chiens provenant du groupe BVCQ, le groupe bassin et les sous-groupes de hanches et de grassets telles qu’indiquées par une diminution significative des pointages pour les performances à l’activité comparativement aux évaluations du pré-traitement (jour 0). Les changements dans les pointages du pré-traitement avaient significativement surpassés les changements observés après que les 13 chiens aient reçu le placebo. Les évaluations par le chirurgien n’ont pas démontré des différences significatives à partir des pointages du pré-traitement. 18, 27, 14 et 6 propriétaires ont rapporté une augmentation de l’entrain dans le groupe BVCQ, le groupe-bassin, les sous-groupes de hanches et de grassets respectivement. Comparées au placebo (1/13), les proportions de chiens ayant une augmentation de leur entrain étaient significativement plus élevées dans le groupe BVCQ (18/25), le groupe-bassin (27/38) et le sous-groupe de hanches (14/19) mais pas dans le sous-groupe de grassets (6/12).
Tableau 2. Moyenne et écart type (sx) de la moyenne des changements pour le pré-traitement pour la force de réaction sur le terrain ainsi que les évaluations du chirurgien et du propriétaire pour les chiens aux prises avec l’ostéoarthose après 60 jours de traitement avec une poudre faite à partir de bois de velours de cerf de qualité (BVCQ).
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| A | Changements observés lors du pré-traitement |
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Groupe |
Groupe |
Sous-groupe |
Sous-groupe |
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Force de réaction sur le terrain |
BVCQ (25) |
Bassin (38) |
Hanches (19) |
Grassets (12) |
Force verticale |
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Sommet |
2.381, sx = 0.717b |
2.970, sx = 0.590b |
2.514, sx = 0.726b |
3.149, sx = 0.588b |
Impulsion |
0.160, sx = 0.145 |
0.136, sx = 0.109 |
0.130, sx = 0.153 |
0.209, sx = 0.132 |
Portion freinage crâniocaudale |
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Sommet |
0.529, sx = 0.257a |
0.646, sx = 0.251a |
0.726, sx = 0.310a |
0.267, sx = 0.224 |
Impulsion |
0.042, sx = 0.021a |
0.046, sx = 0.023b |
0.051, sx = 0.025a |
0.011, sx = 0.021 |
Portion propulsive |
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Sommet |
-0.060, sx = 0.230 |
0.066, sx = 0.193 |
-0.124, sx = 0.304 |
0.515, sx = 0.305 |
Impulsion |
-0.024, sx = 0.028 |
0.009, sx = 0.022 |
-0.033, s x= 0.033 |
0.045, sx = 0.035 |
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| B | Changements observés lors du pré-traitement |
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Groupe |
Groupe |
Sous-groupe |
Sous-groupe |
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Évaluations (pointages) |
BVCQ (25) |
Bassin (38) |
Hanches (19) |
Grassets (12) |
Chirurgien |
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Signes cliniques |
-0.68, sx = 0.51 |
-0.39, sx = 0.37 |
0.21, sx = 0.53 |
-0.75, sx = 0.68 |
Évaluation visuelle |
-5.40, sx = 4.36 |
-5.73, sx = 3.40 |
-5.68, s x = 5.10 |
-8.00, sx = 5.48 |
Propriétaire |
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Performances à l’activité |
-8.00, sx = 1.26a |
-7.63, sx = 0.96a |
-8.63, sx = 1.62a |
-6.25, sx = 1.16a |
aLes valeurs du pré-traitement sont significativement différentes de celles du post-traitement avec des changements significativement différents de ceux du placebo (P < 0.05) |
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bLes valeurs du pré-traitement sont significativement différentes de celles du post-traitement (P < 0.05) |
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Les effets secondaires et exclusion d’échantillon
Les paramètres hématologiques et biochimiques qui étaient contrôlés révêlèrent aucune preuve d’anormalité de tout ordre clinique suivant l’administration du placebo ou du BVCQ et les propriétaires avaient rapporté aucun effets secondaires reliés à leur administration.
Sept chiens n’ont pas complété l’étude. Dans le groupe placebo-BVCQ, une chienne enceinte a été retirée de l’étude et un autre chien a aussi été retiré lorsque le propriétaire a décidé d’abandonner l’étude pour des raisons non liées au contexte expérimental. De plus, au sein de ce groupe, un Grand Pyréné âgé de 4 ans est mort après 30 jours de BVCQ, suite à une historique d’anorexie, léthargie et vomissements. Sous autopsie, un examen macroscopique a révélé une réduction bilatérale en grosseur des glandes surrénales; ce qui a été confirmé par un examen microscopique. Le diagnostic final était d’atrophie surrénale chronique avec dégénération et fibrose de la région corticale des glandes surrénales. Dans le groupe BVCQ, un chien âgé de 10 ans est mort après 38 jours de BVCQ. Sous autopsie, des nodulus hémorragiques avaient été observés en protrusion à la surface de l’atrium droit et sur la rate. Un diagnostic final d’hemangiosarcoma de l’atrium droit était rendu. Un Buildog Américain âgé de 4 ans a développé une diarrhée après 2 jours de BVCQ. Selon l’information fourni par le propriétaire et l’historique médicale de ce chien qui, auparavant, avait démontré des problèmes entériques avec une susceptibilité à la diarrhée associé à des changements diététiques, le propriétaire a donc décidé de retiré son chien de l’étude. Suite à une historique de diarrhée et 40 jours de BVCQ, un Bobtail âgé de 5 ans est mort; son phosphatase alkaline avant le traitement était de 531 U/L. Un examen macroscopique a révélé une congestion pulmonaire ainsi qu’une atrophie bilatérale des glandes surrénales avec une mince région corticale. Le foie était pâle et friable. L’atrophie bilatérale de la région corticale des glandes surrénales avec une lymphoĩde adrénalitique et une hépatopathie vacuome étaient diagnostiquées. Finallement, afin d’éviter une médication concomitante, les investigateurs décidèrent de retirer un chien ayant une historique déjà établie de problèmes dermatologiques qui nécessitaient une thérapie corticosteroĩde tout au long de l’étude.
Discussion
La mesure cinétique de la fonction d’un membre musculosquelettique a été utilisée de plusieurs façons afin d’évaluer et de comparer les réponses de traitements différents (15-17), l’impact de synovite courte (14) ainsi que les procédures chirurgicales (18). La plate-forme biomécanique utilisée dans cette étude permet une quantification non invasive et objective des forces transmisent grâce à un unique bras fixé au sol. En ce qui concerne le membre ayant l’articulation la plus sévèrement endommagée, la FRT verticale et crâniocaudale étaient obtenues au pré-traitement afin de créer un modèle d’arthrite pouvant être comparé à la FRT obtenue au post-traitement. La différence entre la FRT et les pointages des évaluations aux pré et post traitement représentent l’effet du traitement sur la condition d’arthrite.
L’efficacité du BVCQ était évalué objectivement sur les chiens aux prises avec l’OA en utilisant une description de leur démarche. Cependant, même si certaines FRT étaient obtenues et analysées, le sommet vertical de la FRT a été choisi à titre de mesure principale de l’amélioration, toutefois ceci limitant la probabilité d’observer une amélioration sans laisser place à une amélioration naturelle (par chance). Les FRT engendrées par le système musculosquelettique et transmises au membre endommagé ont augmenter chez les chiens traités au BVCQ; indiquant donc une amélioration. Le sommet vertical de la FRT réflète le poid maximal supporté par le chien. Les chiens traités au BVCQ ont apposé plus de pesanteur sur leur membre endommagé pendant la phase de maintien. Cette amélioration dans l’endurance du poids pourrait être liée à une augmentation de la force musculaire, une diminution de l’inflammation, ou les deux. Bref, lorsque la masse musculaire est capable de supporter adéquatement la pesanteur d’un membre, une diminution dans le poids des articulations en résulte. Cet effet myotropique peut améliorer la démarche causée par l’arthrite en limitant l’action délétère de surcharger l’articulation. De plus, lorsque le processus inflammatoire d’une articulation diminue, un soulagement de la douleur relié à l’hypéralgie survient (19). Cette réduction de l’inflammation de l’articulation peut améliorer la démarche causée par l’arthrite en limitant la douleur reliée aux médiateurs biochimiques déclenchés par le cartilage de l’OA, la membrane synoviale et les couches du nerf entourant les tissus articulaires (20-22).
La FRT Crâniocaudale générée pendant la phase de maintien est divisée en deux portions : freinage et propulsion. Au début de la phase de maintien, les chiens diminuaient leur momentum; par la suite ils déplaçaient rapidement leur corps vers l’avant et ce avant même de lever leur membre du sol afin d’augmenter leur momentum (23). Les chiens traités au BVCQ étaient capables d’augmenter leur force de freinage maximale et aussi d’augmenter leur force totale de freinage. En se basant sur l’analyse de la démarche, les chiens traités au BVCQ ont amélioré leur endurance au poids, ont accepté une portion algique de la phase de maintien et ont performé leurs pas de manière confortable.
Selon l’évaluation du propriétaire, les chiens traités au BVCQ ont démontré une réponse bénéfique. À la maison, les chiens arthritiques ont amélioré leurs performances physiques, le tout accompagné par une augmentation de leur entrain. En se basant sur cette évaluation, le BVCQ a prévenu ou diminué l’effet délétère de l’inactivité en fournissant une reprise vigoureuse et favorable des activités de leur vie quotidienne. Même si aucunes améliorations étaient observées par le chirurgien concernant les chiens traités au BVCQ, l’évaluation visuelle a démontré une diminution dans le pointage, alors qu’une augmentation du pointage était observée chez les chiens traités au placebo. Le fait d’ajuster la dose afin de fournir une plus grande portion de BVCQ ou de prolonger la thérapie pouvant résulter en une meilleure augmentation lors des évaluations orthopédiques se doit d’être étudié plus en profondeur.
Les effets du BVCQ étaient expliqués en utilisant des sous-groupes afin de déterminer si une distinction existait entre le traitement des chiens avec hanche et grasset comme étant l’articulation la plus sévèrement endommagée. Les résultats ont démontré qu’une différence dans la réponse existait avec une amélioration moindre de la FRT et moins d’entrain ches les chiens ayant des grassets arthritiques. En se basant sur une étude antérieure sur les effets notés d’un médicament anti-inflammatoire non stéroĩde pour les grassets de chiens, nous faisons l’hypothèse que cette articulation peut différer dans l’étiopathogénèse, résultant possiblement en un processus inflammatoire plus prononcé associé à une blessure au ligament cruciforme (15). Selon cette hypothèse, la distinction dans l’amélioration pourrait être liée au processus inflammatoire principal associé à la maladie cruciforme et à un traitement moins efficace au BVCQ lorsqu’une inflammation très prononcée est présente. Cette hypothèse a été suggérée grâces aux observations cliniques, par contre, le point de vue en est limité.
Il n’y a eu aucunes modifications dans les paramètres biomécaniques et hématologiques obtenus pour tous les chiens traités au BVCQ. Toutefois, trois chiens sont décédés. Un de ces décès était lié à un hémangiosarcoma. Toutefois, les deux autres cas ont démontré des lésions similaires postmortem lors d’une évaluation microscopique : atrophie de la région corticale des glandes surrénales. Dans un de ces cas, le degré de fibrose observé suggérait que les lésions étaient secondaires à la nécrose corticale. L’hyperkalemie sévère obtenue lors de l’analyse postmortem de l’humeur vitreuse, supporte l’hypothèse d’un choc cardiogénique et circulaire suivi d’une insuffisance adrénocorticale. Dans l’autre cas, la congestion pulmonaire et hépatique suggérait que le décès était causé par un choc vasculaire.
Évaluer la sécurité du BVCQ était un des buts de cette étude. Avec deux décès ayant des lésions similaires, la sécurité de ce médicament se doit d’être évaluer plus en profondeur. L’intoxication orale de BVCQ pour 7 jours à des doses quotidiennes de 500, 1000 et 2000 mg/kg poids corporel (Body Weight) ainsi qu’une dose quotidienne de 250 mg/kg poids corporel pour 90 jours a été évalué antérieurement chez les rongeurs (Cartiplex; Qeva Velvet Products, personal communication). La létalité, les signes cliniques ainsi que l’évaluation clinique et pathologique ont révélé aucune preuve d’intoxication. L’insuffisance adrénocorticale pouvait survenir comme résultant d’un retrait rapide des corticoĩdes secondaires (24). Toutefois, pour chacun des chiens traités au BVCQ dans cette étude, les thérapies corticoĩdes n’avaient jamais été utilisées auparavant. Les composés d’organochlorine, tels que la dichloro-diphenyltrichloroéthane (DDT) et ses dérivés, pouvaint produire une insuffisance surrénale suivi de choc et décès (25,26). Afin de déterminer la présence de substances nuisantes dans les capsules de BVCQ, les investigateurs avaient soumis les médicaments utilisés par chacun des chiens à un laboratoire indépendant (Bodycote-Envirolab, Ste-Foy, Québec) afin de discerner 20 pesticides potentiels, incluant le DDT et ses dérivés. Les résultats obtenus par analyses au gas chromatographique n’ont démontré aucune traces détectables d’aucun pesticide. De plus, afin de documenter la fonction adrénocorticale des chiens traités au BVCQ, la réponse surrénale suivant l’injection d’hormone synthétique d’adrénocorticotropin (ACTH) était évaluée. Cinq chiens qui ont reçu le BVCQ durant 16, 20, 22, 60 et 60 jours étaient testés. Les concentrations de base et stimulées au cortisol étaient toutes à l’intérieur d’un rang de valeurs normal, indiquant une fonction surrénale normale. En se basant sur ces trouvailles et avec le fait que dans chacun des cas le pathologiste ne pouvait pas écarter le choc suivant l’insuffisance adrénocorticale qui s’est produite naturellement, ces décès ont été déterminés non-reliés au traitement de BVCQ. Toutefois, un exercice en laboratoire devrait être considéré pour les chiens traités au BVCQ qui démontrent des signes cliniques similaires à ceux rapportés ici.
L’élevage du cerf sert à produire des thés fait de bois de velours, des extraits ou des capsules de matières premières aux bénéfices de la santé de l’humain et de l’animal. Il est très reconnu que le bois de velours contient du collagène à titre de protéine principale; une petite portion de glucosamine, principalement du sulfate de chondroĩtine (11,12); un peptide de 68 acides aminiques nommé le peptide de bois (9,10) ainsi qu’un extrait d’alcool plus connu comme étant le pantocrin ou le rantarin (27,28). Le sulfate de chondroĩtine possède des effets anti-arthrite documentés et est le glycosaminoglycan principalement présent dans le bois de velours (29). Nous considérons que sa présence n’était pas associée aux effets bénéfiques observés dans cette étude, puisque, dans une autre étude réalisée par notre groupe (15), l’administration d’un neutraceptique fournissant du sulfate de chondroĩtine en plus grandes quantités que la matière première administrée dans cette étude n’avait pas réussi à démontrer une amélioration significative dans la démarche. Les effets bénéfiques du BVCQ peuvent être associés, en partie avec l’action anti-inflammatoire du peptide du follicule (pilose) du bois ainsi qu’avec l’action de pantocrin. Les réclamations thérapeutiques rapportées pour le pantocrin incluaient une augmentation de la capacité de travail, une augmentation de la récupération suite à un entraînement, une diminution de la fatigue des muscles squelettiques (propriétés adaptogéniques), et un effet stimulatif (30). Afin de renforcer notre hypothèse d’un effet myotropique fourni par le BVCQ, les signes cliniques ont été analysés séparément afin d’évaluer l’effet sur la masse musculaire dans le groupe BVCQ et dans le groupe-bassin. Même si le pointage cumulatif des signes cliniques n’a pas démontré une amélioration significative, la palpation de la masse musculaire révéla une diminution significative de l’atrophie, suggérant un effet myotropique (données non présentées).
Les effets bénéfiques du BVCQ sur les chiens arthritiques ont été objectivement et subjectivement démontrés dans cette étude. En se basant sur les améliorations observées ici, une considération devrait être donnée à une poudre de bois de velours de cerf de qualité dans le traitement de l’OA chez les canins. Des recherches fondamentales plus détaillées dans l’explant de cartilage avec de l’OA pour évaluer la capacité du BVCQ de réduire ou éliminer le processus de dégénération seraient intéressantes. De plus, la sécurité à long terme de l’administration du BVCQ a besoin d’être examinée, comme étant une amélioration d’ampleur avec une médication bien définie et fréquemment prescrite chez les chiens aux prises avec l’OA.
Remerciements
Les auteurs remercie M.Sébastien Martel pour son support technique.
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Groupe de recherche sur les animaux de compagnie. Faculté de médecine vétérinaire, Université de Montréal, 3200 Sicotte, C.P. 5000, St-Hyacinthe Québec J2S 7C6.
Adressez toute correspondance et demandes de tirage à part au Dc. Maxim Moreau; courriel: m.moreau@umontreal.ca
Cette étude a été généreusement soutenue par Qeva Velvet Products Corporation, Calgary, Alberta.
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Appendice 1. Évaluation du propriétaire
Activités quotidiennes
Système de pointage
0 – Aucune difficulté
1 – Difficulté légère ou occasionnelle à performer une activité
2 – Difficulté légère et constante à performer une activité
3 – Difficulté évidente à performer une activité
4 – Est incapable d’accomplir une activité
Avez-vous remarqué une augmentation de l’entrain de votre chien ? OUI/NON
Veuillez rapporter les effets secondaires reliés au traitement
Le pointage de chaque activité était additionné afin de fournir un pointage de performance à l’activité
Appendice 2. Évaluation du chirurgien
Signes cliniques |
Système de pointage |
Démarche |
0 – Normale |
Posture |
0 – Normale |
Mobilité |
0 – Aucune limite dans les mouvements |
1 – Diminution de 10o à 20o des mouvements |
|
2 – Diminution de 20o à 50o des mouvements |
|
3 – Diminution de plus de 50o des mouvements |
|
Atrophie musculairea |
0 – Non |
Douleur articulaire |
0 – Non |
Évaluation visuelleb |
0 mm Normale |
aAtrophie musculaire de masse évaluée par palpation
bSur une piste de 100-mm, le chirurgien a identifié son appréciation personnelle de la démarche algique, la longueur numérique résultante était analysée plus en profondeur Le pointage de la démarche, du trot, de la posture, de la mobilité, de l’atrophie musculaire et de la douleur articulaire ont été additionnés afin de générer un pointage des signes cliniques.
Appendice 3. Système de pointage pour les preuves radiographiques d’osteoarthrose
Articulations |
Système de pointage |
Hanche |
0- Absence d’osteophytes et de sclérose. |
Grasset |
0- Absence d’osteophytes |
Coude |
0- Absence d’osteophytes |
Tarse et épaule |
0- Absence d’osteophytes |
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